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Pourquoi cette loi sur les détecteurs de fumee ?


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Découvrez les causes et les faits qui ont poussés au vote de la loi Morange & Meslot.

Les faits qui ont poussés au vote de la loi

A l’évidence, de nombreux événements dramatiques causés par les incendies pourraient être évités par la simple présence de détecteurs avertisseurs autonomes de fumée (DAAF). En effet, chaque année, plus de 800 décès sont causés par des incendies d’habitation. Un incendie domestique se déclare toutes les 2 minutes en France. Leur nombre connaît une augmentation constante depuis 20 ans. Pour 51 000 feux d’habitation comptabilisés en 1981, plus de 98 000 ont été dénombrés en 2003. Ces sinistres font l’objet de 250 000 déclarations en moyenne par an. En outre, l’intoxication par inhalation de fumée est à l’origine de 80 % des décès. Enfin, le feu représente la première cause de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans.
Si 70 % des incendies se déclenchent le jour, 70 % des incendies mortels se produisent la nuit, faute d’avertissement. Contrairement aux idées reçues, l’odeur de fumée non seulement ne réveille pas mais produit l’effet inverse. Elle contient du monoxyde de carbone qui plonge dans un profond sommeil. Leur détection précoce s’impose de façon impérative et vitale.
A la différence des immeubles à destination d’entreprise ou du public, régis par une réglementation stricte qui impose la présence obligatoire de moyens de détection et d’alerte précoces, l’installation de DAAF dans les lieux d’habitation n’est assujettie à aucune obligation légale ou réglementaire. Leur présence reste aujourd’hui inférieure à 1 % alors que ce taux s’élève à 98 % en Norvège, 95 % au Canada et aux Etats-Unis ou 89 % au Royaume Uni. Les pays qui les ont rendus obligatoire et pour lesquels le taux d’équipement est supérieur à 90 %, connaissent une baisse de 50 % du nombre de décès dans les incendies d’habitation et du nombre d’incendies nécessitant l’intervention des pompiers.